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2009-04-25  Lieu : Mexique

Grippe porcine
InVS

Le 24 avril 2009, l’OMS a confirmé la survenue de plusieurs cas humains de grippe d’origine porcine confirmés microbiologiquement avec transmission inter humaine au Mexique et aux Etats-Unis (Texas, Californie). Le virus isolé est un virus émergent susceptible d’être à l’origine d’une pandémie du fait de l’existence d’une transmission inter humaine identifiée avec ce virus porcin. En lien avec les différentes autorités sanitaires internationales, l’Institut de Veille Sanitaire (InVS) suit la situation épidémiologique faisant l’objet de points réguliers.
Dans ce contexte, le risque de pandémie grippale doit être pris en compte et vous voudrez bien signaler au SAMU-Centre 15 tout patient présentant des signes évocateurs de grippe dans les 7 jours suivant le retour d’un voyage notamment au Mexique et aux Etats-Unis d’Amérique. Le SAMU vous indiquera la conduite à tenir.

A ce stade, il n’y a pas de recommandation de différer un voyage vers le Mexique ou les Etats-Unis d’Amérique. Toutefois, il doit être préconisé aux personnes souhaitant se rendre dans cette zone de respecter les règles d’hygiène classiques, de se conformer aux recommandations des autorités locales et de prendre contact si nécessaire avec le poste diplomatique. Ces conseils sont disponibles sur le site Internet du Ministère des Affaires Etrangères (www.diplomatie.gouv.fr, rubrique « conseils aux voyageurs).

2007-12-24  Lieu : USA

Pneumonies graves
InVS

Risque de pneumonies aigues sévères à Adénovirus 14
Note d’information InVS, en collaboration avec le Laboratoire de virologie Lyon-Est, 13 Decembre 2007
Les adénovirus sont fréquemment responsables d’infections respiratoires d’origine communautaire et des épidémies sont régulièrement décrites. Toutefois, deux épisodes récents ont fait suspecter l’émergence d’une souche particulièrement virulente, Ad14, aux Etats-Unis [1]. En raison des modes de
transmission des adénovirus, le potentiel de survenue d’infections sévères à Ad14 en France ne peut être écarté.

Résumé de la situation aux Etats-Unis :
En Oregon, 30 pneumopathies sévères à Ad14 ont été identifiées depuis avril 2007 parmi des sujets relativement jeunes (âge médian 53 ans) sans antécédents particuliers. 22 cas ont été hospitalisés, dont 16 en réanimation, et 7 patients sont décédés (23%). L’enquête n’a pas permis de retrouver de liens entre ces patients. Par ailleurs, dans une base militaire du Texas, 27 recrues ont été hospitalisées pour pneumonie, dont 5 cas sévères, entre février et juin 2007. Seize patients étaient positifs à Ad14, y compris les 5 patients hospitalisés en soins intensifs. Pour 15 d’entre eux (93%) il n’y avait pas d’autre germe identifié.

Risque infectieux en France
Le mode de transmission des adénovirus fait qu’il est envisageable que l’Ad14 diffuse au-delà des Etats-Unis. Le virus pouvant se transmettre par voie respiratoire ou par contact direct et pouvant persister plusieurs semaines sur des surfaces inertes, le potentiel épidémique est loin d’être négligeable. De plus le contrôle des épidémies peut être difficile, notamment dans les collectivités fermées, ou dans d’autres situations de regroupement. Enfin, la spécificité très limitée des manifestations cliniques rend difficile la
détection de telles épidémies.
En France, le CNR des entérovirus et de la grippe France Sud (Prof Br Lina, Lyon) réalise pour de nombreux laboratoires hospitaliers l'identification sérotypique des Adénovirus, en complément de la surveillance des Entérovirus, et il n’a pas identifié d’Ad14 à ce jour.

Détection et identification
Un regroupement temporo-spatial, en communauté ou en collectivité, de pneumonies sévères d’allure virale (proportion élevée d’hospitalisations ou de décès), notamment si les personnes touchées sont jeunes ou sans facteurs de risque de gravité particulier, pourra faire suspecter l’étiologie Ad14 si aucune
autre étiologie n’a pu être documentée. Un lien direct ou indirect (contact familial, voyage..) avec les Etats-Unis sera un argument de présomption supplémentaire.
Les capacités de détection des adénovirus par PCR et/ou culture, et d’identification génotypique par PCR, existent dans des laboratoires de microbiologie hospitaliers. Toutefois, seul le sérotypage permel’identification d’Ad14. Il n’est actuellement réalisé que dans le laboratoire de virologie Est à Lyon (Pr Bruno Lina et Pr Florence Morfin).
Lorsqu’une pneumonie sévère à adénovirus est identifiée et/ou qu’un adénovirus appartenant au groupe B2 est identifié, il est recommandé d’adresser le virus isolé du prélèvement ou un nouvel échantillon au laboratoire de Lyon(coordonnées ci-dessous), pour mise en culture et sérotypage.
Par ailleurs, il est rappelé que face à des cas groupés d’infections respiratoires aigues sévères, il est nécessaire d’informer la DDASS concernée pour l’investigation épidémiologique et la mise en place des mesures de contrôle adaptées.

1 MMWR Morb Mortal Wkly Rep. 2007 Nov 16;56(45):1181-4. Acute respiratory disease associated with
adenovirus serotype 14--four states,2006-2007. (http://www.cdc.gov)
Coordonnées du Laboratoire Virologie Est Lyon : Prs Lina et Morphin
Laboratoire de Virologie
Institut de Microbiologie
Centre de Biologie et de Pathologie Est
Groupement Hospitalier Est
59, Boulevard PINEL
69677 BRON Cedex
tel : 04 72 12 96 57
tel sec : 04 72 12 96 17
fax : 04 72 12 95 00


2006-01-09  Lieu : Turquie

Grippe aviaire
Pr. J.P. Stahl

Deux décès d'enfants, à l'est de la Turquie, ont été identifiés comme liés à une infection par le virus grippal H5N1 (le 5/01/06). D'autres cas dans leur entourage sont en cours d'investigation. Ces cas groupés ne sont pas en faveur de la transmission inter humaine, mais en faveur d'une source de contamination commune. En l'occurence, il s'agit de contacts très proches avec des volailles domestiques malades.
La situation dans cette région de Turquie doit pour l'instant être considérée comme identique au Sud Est asiatique ou la maladie est une épizootie avec quelques transmissions à l'homme et sans transmission inter humaine.


2005-09-10  Lieu : Inde

Encéphalite japonaise
Pr. J.P. Stahl

• Une épidémie d’encéphalite japonaise touche le
nord de l’Inde depuis fin juillet 2005. Au 6
septembre, 2 230 cas dont 541 décès ont été
déclarés à l’OMS. 95 % des malades sont des
enfants de moins de 15 ans.

L’épidémie, initialement limitée au district de
Gorakhpur, touche maintenant 27 districts de
l’Uttar Pradesh et du Bihar. Elle
continue de progresser avec en moyenne de 10 à
15 nouveaux cas par jour.

Au Népal, dans des districts limitrophes des zones
touchées en Inde (Terai), des sources informelles
rapportent que 172 décès par encéphalite
japonaise seraient survenus dans les structures de
santé du secteur public.


2005-08-23  Lieu : Afrique de l'Ouest

Choléra
InVS

SITUATION ACTUELLE DU CHOLERA EN AFRIQUE DE L’OUEST
• Au Sénégal :
Une épidémie de choléra sévit au Sénégal depuis octobre 2004, alors que le pays avait été épargné depuis 1996.
Entre le 1er juin et le 10 juillet 2005, 18566 cas dont 219 décès (létalité 1,2%) ont été rapportés à travers l’ensemble du pays.
Depuis plus de 2 mois, le nombre de nouveaux cas hebdomadaire est toujours autour de 400. La semaine du 25 au 31 juillet a encore été marquée par 466 cas et 2 décès.
• Au Burkina Faso (BF) :
La dernière épidémie remonte à 1997-98. L'épidémie actuelle de choléra a été notifiée le 12 août.
Il y a eu depuis lors 236 cas dont 6 décès (létalité 2,6%)
Seuls certains quartiers périphériques pauvres de la capitale Ouagadougou, à forte densité de population et où existent des problèmes d’approvisionnement en eau, ainsi que le district de Koudougou, sont concernés pour le moment mais l’épidémie est en phase de progression.

• En Guinée : entre le mois de Juin et le 17/08/2005, il y a eu 733 cas dont 35 décès (létalité = 4,8%), essentiellement à Conakry.
• En Guinée-Bissau : entre le 11/06 et le 19/08/2005, le choléra a frappé 9 régions du pays sur 11 (prédominant à Bissau), faisant 7278 cas dont 145 morts (létalité = 2,0%).
• Au Niger : entre le 13/07 et le 13/08/2005, on a dénombré 103 cas dont 10 morts (létalité 9,7%) dans la région de Tahoua, au sud-ouest du Niger, à 350 km de la capitale.
• En Mauritanie : entre le 20/07 et le 10/08/2005, 497 cas dont 10 décès (létalité = 2,0%) ont été identifiés à Nouakchott.
• Au Libéria : 134 décès dus au choléra dans les zones isolées de Butaw et Sinoe depuis Juin 2005.
• Aucune de ces épidémies n’est contrôlée à ce jour.
• Au Mali : Après de fortes poussées épidémiques en 2003 et 2004, il n’y a pas d’éléments en faveur d’une résurgence du choléra pour le moment
• On ne dispose pas d’éléments en faveur d’une épidémie en Côte d’Ivoire, au Bénin, au Togo.


2005-07-22  Lieu : Indonésie

Grippe aviaire
Pr. J.P. Stahl

Deux cas de grippe aviaire humaine (H5N1)ont été déclarés récemment en Indonésie. La source de contamination n'est pas démontrée, mais il était connue depuis plusiers mois qu'il existait une épidémie animale.
Ces diagnostics doivent faire étendre la liste des pays où ce diagnostic est possible, et qui doivent attirer l'attention en cas de fièvre au retour de voyage.
Pour rappel, voici la liste des pays qui ont déclaré à l'OMS des cas humains: Cambodge, Thaïlande, Vietnam. Il faut donc désormais y ajouter l'Indonésie.


2005-06-06  Lieu : Inde (New Dehli)

Méningites
Pr. J.P. Stahl et DGS

Une épidémie d’infection invasive à méningocoque de type A sévit en Inde. Touchant initialement des zones peu touristiques, elle s’étend géographiquement dans les quartiers populaires de l'agglomération de Delhi (Shahdara North, Sadar Paharganj, Shahdara South, Civil Lines et Central notamment).
La Direction générale de la santé rappelle à cette occasion l’avis du Conseil Supérieur d’Hygiène Publique de France (14 septembre 2001) recommandant la vaccination contre les méningocoques notamment aux enfants de plus de deux ans et aux jeunes adultes se rendant dans une zone où sévit une épidémie. Chez l'enfant, la vaccination anti-méningococcique peut être indiquée à partir de l’âge de 2 ans (vaccin polysaccharidique) dans les zones et durant les saisons à risque. Cette vaccination peut être pratiquée dès l’âge de 6 mois en situation épidémique (méningocoque A).


2005-03-28  Lieu : Sénégal

Choléra
Pr. J.P. Stahl et DGS

Une épidémie de choléra sévit actuellement au Sénégal dans le district et la ville de Touba. Des cas sont également signalés dans la région de Mbaké, Bambey, Diourbel et la banlieue de Dakar (Fann).

Un communiqué de presse rappelant aux voyageurs à destination de ces zones les recommandations d’hygiène visant à réduire les risques de contamination par voie oro-fécale (ingestion d'aliments mal cuits ou souillés ou par ingestion d'eau contaminée) a été diffusé ce jour.

L’apparition d’une toxi-infection intestinale, de début brutal, avec diarrhée aiguë aqueuse profuse et vomissement dans les 5 jours après le retour d’une de ces zones doit faire évoquer le diagnostic de choléra. Des formes modérées peuvent également s’observer.

Rappelons que le choléra doit faire l’objet d’un signalement immédiat au médecin inspecteur de santé publique de la DDASS et d’une notification aux autorités sanitaires (fiche DO téléchargeable sur le site Internet de l’Institut de Veille Sanitaire, fiche cholera PDF).


2005-01-07  Lieu : Asie du Sud Est

Recommandations pour les volontaires
Pr. J.P. Stahl

Devant certaines recommandations, dont certaines étonnantes, qui ont circulé, y compris par l'intermédiaire des médias, concernant les prophylaxies pour les personnes se rendant comme soignants volontaires dans les zones sinistrées d'Asie du Sud-Est, avis a été pris auprès des collègues spécialisés dans ce domaine au sein du Collège des Enseignants de Maladies Infectieuses et Tropicales (CMIT). Nous remercions donc tout particulièrement Jean Beytout, Éric Caumes, Éric Pichard, Michel Strobel et Martin Danis qui s'est joint à la discussion. Le résumé des recommandations est le suivant. Il est le reflet de ce que conseillent et le Comité des Voyages de la DGS et la Société de Médecine des Voyages :
1. Pour les vaccinations :
o mise à jour si nécessaire des vaccinations classiques (diphtérie, tétanos, polio) par Revaxis*, hépatite B normalement effectuée du fait de notre fonction.
o vaccination hépatite A et Typhoïde (intérêt du Tyavax*)
o Pour l'encéphalite Japonaise (Jevax*) : aucun intérêt pour les départs immédiats, en revanche à conseiller pour les départs décalés dans le temps avec possibilité d'utiliser le protocole raccourci : J0, J7 et J14 au lieu du protocole classique : J0, J7 et J30. Attention, des réactions allergiques tardives peuvent survenir jusqu'à 10 jours après la dernière injection.
o pour le choléra : intérêt du Dukoral* si épidémies. Elles semblent probables. Disponible dans les centres de vaccination ou directement chez Chiron (01 41 38 74 00)
o Aucune indication à la vaccination contre la Fièvre Jaune pour quelqu'un qui vient directement de France.
2. Pour le Paludisme :
o Prophylaxie inutile pour les zones sinistrées de Thaïlande, des Maldives.
o Prophylaxie éventuellement utile pour le Sri Lanka, Sumatra et l'Inde du Sud pour ceux qui ne se limiteront pas à un séjour sur la côte et qui iront dans l'arrière pays, où le risque reste très faible. Dans ce cas, Malarone** ou Savarine**


2004-12-14  Lieu : Sénégal

Fièvre hémorragique
Pr. J.P. Stahl

Fièvre hémorragique Crimée-Congo au Sénégal

Un patient vient d'être hospitalisé à Paris en raison de cette fièvre africaine. Il est membre d'une organisation humanitaire, et il officiait dans une des régions les plus touristiques du Sénégal.
La FHCG est transmise par la morsure d'une tique infectée ou par contact direct avec le sang infecté (animal reservoir ou humain malade). L'incubation est de 5 à 6 jours après le contact.
Les signes cliniques, outre la fièvre, sont des manifestations hémorragiques (ecchymoses spontanées, saignements..)et une insuffisance hépatique. La mortalité est estimée à 30%.
En 2003 une épidémie a été rapportée en Mauritanie (38 malades identifiés). il semble donc que cette épidémie se soit déplacée un peu plus au Sud.
La vigilance est donc de rigueur pour les voyageurs qui reviennent avec un syndrome fébrile.


2004-10-07  Lieu : Asie

Grippe aviaire DGS

Grippe aviaire en Thaïlande

L’Organisation Mondiale de la Santé a notifié un foyer de 3 cas humains au sein d’une même famille en Thaïlande. Des investigations sont menées pour déterminer si la transmission a pu être interhumaine entre deux de ces personnes.
L’OMS indique en date du 04 octobre, qu’aucun cas de transmission interhumaine en communauté n’a été signalé et qu’aucune mutation virale ou réassortiment n’a été mis en évidence.
Ces informations en provenance de Thaïlande ont conduit les autorités sanitaires françaises à étendre le dispositif d’information et de surveillance, mis en place pour le Vietnam depuis le mois d’Août, aux voyageurs de retour de ce pays.

Rappelons que la durée d’incubation maximale de la maladie chez l’homme est, selon l’OMS, de sept jours. Il est cependant demandé aux voyageurs de surveiller leur état de santé durant les 10 jours après leur départ du Vietnam ou de Thaïlande.

2004-09-14  Lieu : Chine

SRAS
OMS

Suspicions de cas de SRAS en Chine

L’Organisation Mondiale de la Santé à signalé, le 22 avril 2004, la survenue d’un cas suspect de SRAS à Pékin. Il s’agit d’une infirmière de 20 ans travaillant dans un hôpital de la ville chez qui les premiers signes d’infection sont apparus le 5 avril.
Les investigations menées ont permis d’identifier un peu moins de 200 personnes « contact » de ce cas qui sont actuellement sous surveillance. Parmi celles-ci, 5 ont développé des signes d’infection ayant justifié leur hospitalisation.

Selon l’OMS, des examens complémentaires sont nécessaires pour affirmer le diagnostic de SRAS chez ces différents cas. Cependant, le 23 Avril, le Ministère de la santé chinois a confirmé qu’il s’agissait d’un cas de SRAS et a informé de l’existence de 3 autres cas suspects dont un décès survenu dans la province d’Anhui.

Dans ce contexte, la Direction générale de la santé a réuni, conformément au plan de lutte contre une menace de SRAS, la cellule de gestion interministérielle. Après analyse par l’InVS des données disponibles, le plan de réponse SRAS est activé. Il détermine les mesures qui doivent être mises en place au niveau national. A ce stade, le plan prévoit l’information des établissements de soins du territoire national ainsi que des professionnels de santé.

Cette situation ne justifie à ce jour aucune recommandation particulière vis à vis des voyages vers la Chine ou vers Pékin. Néanmoins, toute personne revenant de Pékin ou de la province d’Anhui, qui aurait été, lors de son séjour dans cette ville, au contact d’un cas probable de SRAS ou qui aurait fréquenté un établissement hospitalier et qui présenterait des symptômes tels que fièvre, toux, difficultés respiratoires dans les 10 jours suivant son retour doit impérativement contacter sans délai le centre 15.

Pour de plus amples informations, les sites Internet suivants sont régulièrement actualisés sur l’évolution de la situation internationale et sur le territoire national :
- Site Internet du ministère de la Santé : www.sante.gouv.fr
- Site du Ministère des affaires étrangères (conseils aux voyageurs) : www.diplomatie.gouv.fr
- Site de l’OMS : www.who.int